Tribune de Rueil-Infos- novembre 2020

Arsenal : la qualité de vie de moins en moins respectée

Inexorablement la densification du quartier du Plateau, zone déjà bien pourvue en habitat collectif, se poursuit et gagne du terrain à la périphérie de la ZAC Arsenal.

Deux projets immobiliers sont concernés : l’un, rue de l’Arsenal-place J.Bru, accapare de l’espace public (trottoir et voirie) au bénéfice du promoteur qui y gagne 291 m2 de foncier.

L’autre, situé entre les voies Bons Raisins et Pompidou, à l’emplacement du garage de Normandie et alentour couvre 4379 m2.

L’objectif serait de dynamiser les pôles Maîtres Vignerons-Marché des Godardes ».

Mais qu’en est-il du volet environnemental du projet? On minéralise à outrance au détriment de l’espace naturel marginalisé, voire inexistant dans les projets.

Quant au volet social, il n’est pas mieux traité. Le neuf n’est pas forcément synonyme de qualité de vie améliorée.

Dans ce type d’aménagements, la fonction de rencontre et d’échange de l’espace public se trouve réduite au profit de la fonction économique. Cette configuration pousse le citoyen à se comporter avant tout en consommateur tous azimuts.

Ces aménagements se font sans plan sérieux de mobilité permettant de savoir comment les habitants du quartier pourront se déplacer. Comment les bus pourront ils circuler sur voies dédiées? Des pistes cyclables sont-elles programmées? Pour les véhicules motorisés, une voie de contournement est-elle prévue ?

Enfin aucun équipement culturel digne de ce nom ne semble être programmé dans la ZAC. Comment est-il possible de laisser le quartier sans un établissement culturel diversifié et multifonctionnel répondant aux besoins des habitants ? Un tel équipement devrait trouver sa place au centre de la zone, à l’emplacement de la halle de l’OTAN par exemple, dans une construction à l’esthétique contemporaine affirmée. La beauté réjouit l’œil et instruit l’esprit sans forcément coûter plus cher.

Il ne suffit pas de vanter la qualité de vie à Rueil. Il faut encore le prouver en signant avec les promoteurs une charte comportant un cahier des charges judicieusement contraignant.

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