La tour tombe à l’eau !

Nous reprenons un article du Parisien

La mobilisation des associations de Chatou et de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) a fini par payer après plusieurs mois de lutte. Le projet de construction d’une tour par Vinci sur l’échangeur actuel de l’A 86, à deux pas du pont de Chatou, a été abandonné.

Lors du conseil municipal de Rueil le 21 octobre, le maire UMP de la ville, Patrick Ollier, a fait voter une délibération abandonnant dans son plan local d’urbanisme (PLU) toute construction sur cette zone, un terrain délaissé par l’Etat de 1 ha de superficie.

Ghislain Fournier, maire UMP de Chatou, se dit « soulagé » par cette issue après plusieurs mois de tensions sur ce dossier. Pour Anne Bernard, de l’Association pour le développement raisonné et l’environnement de Chatou (Adrec), c’est une belle victoire. « Nous avons travaillé main dans la main avec nos amis de l’association Bellerive à Rueil. L’union fait la force et la mobilisation montre que ce projet n’était pas souhaitable », indique cette dernière.

Dans cette affaire, le climat a été tendu entre la mairie de Rueil et les deux associations engagées dans la bataille. Ainsi, ces dernières avaient été assignées en justice au cours de l’été par la ville de Rueil à propos d’un photomontage incluant la tour géante de 100 m dans le paysage de l’échangeur actuel. Dans son jugement du 20 octobre, le TGI de Nanterre a donné raison aux associations, au nom de la « liberté d’expression ». Il a condamné, en outre, la municipalité à verser 2 000 € à chaque association au titre des frais de justice engagés par celles-ci. Cette décision déplaît à Patrick Ollier. « J’ai fait appel de cette décision car ce montage est faux et scandaleux », estime le maire de Rueil.

L’élu reconnaît pourtant qu’il « n’a pas vu venir » cette fronde qui lui a coûté cher aux dernières cantonales avec la défaite, en mars dernier, de son candidat face à un divers droite ayant surfé sur ce mécontentement. Mais Patrick Ollier n’a pas dit son dernier mot. « Perdre Vinci, ce serait 9 % d’impôts de plus pour les Rueillois. Donc, c’est impossible. Le PLU, voté en septembre, offre beaucoup de possibilités, mais ailleurs dans la ville. Il y a 90 % de chances que Vinci puisse mener à bien son projet », estime-t-il.

Le Parisien

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