Projet de tramway relancé entre Rueil et Nanterre. Enfin !

C’EST le projet qui a réuni le maire communiste Patrick Jarry et son voisin le député-maire UMP Patrick Ollier. Un projet qui relierait d’un côté le très populaire quartier du Petit-Nanterre, avec son hôpital et son célèbre centre d’hébergement pour les sans-abri, au centre-ville bourgeois de Rueil, puis au château de la Malmaison à l’autre extrémité. Tout un symbole. D’un commun accord, les deux élus ont demandé que soit inscrit, dans le cadre du plan de relance des Hauts-de-Seine, la réalisation d’une portion de tramway T1 sur leurs communes.


Sans attendre le prolongement de la ligne entre Saint-Denis et Nanterre qui a pris du retard (lire ci-dessous), Nanterre et Rueil souhaitent lancer les travaux de leur côté. « Le parcours sur nos deux villes est équivalent à celui des Maréchaux à Paris, près de 9 kilomètres, et il aura une connexion avec le T2, actuellement en travaux entre La Défense et le pont de Bezons », argumente Patrick Jarry.


Réalisable vite et à moindre coût, ce tronçon Nanterre-Rueil trouve aux yeux des élus sa propre justification. Il permettrait de désenclaver le quartier du Petit-Nanterre, dont les habitants seraient ainsi reliés directement au futur pôle multimodal autour de la gare RER A de Nanterre-Université, mais également pour les salariés des zones d’activité alentour qui arrivent par le RER. Outre l’université et l’hôpital, la ligne desservira par ailleurs des sites comme le pôle préfecture-tribunal-conseil général, le lycée Joliot-Curie ou la mairie de Nanterre. Rueil, l’aménagement du tramway permettra de requalifier la N 13 qui coupe la ville en deux et de faire de la place aux circulations douces (vélos, piétons). Le défi, reconnaît la mairie de Rueil, sera de le faire sans trop ralentir le trafic automobile, déjà saturé aux heures de pointe. Mais l’avantage de ce projet, dans les deux villes, est qu’il peut se réaliser quasiment sans aucune expropriation. Donc rapidement et à moindre coût. Des projections montrant la fiabilité du projet ont déjà été réalisées. Les élus attendent aujourd’hui l’approbation du contrat particulier entre la région et le département, qui lancera les études complémentaires. Il devrait être signé en mars.

Source Le Parisien

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